Thriller Contemporain

Domina de L.S. Hilton

L.S. Hilton, Domina, Maestra 2, Robert Laffont

Anglaise, Lisa Hilton a aussi vécu aux USA, en France et en Italie ou elle a étudié l’histoire de l’art. Journaliste, critique d’art et présentatrice, elle est connue en France pour sa trilogie noire et érotique Maestra, dont Domina est le 2ème tome.

L’histoire :

Tout ce que vous croyez savoir sur Maestra… est faux.

Judith Rashleigh mène une vie de luxe à Venise jusqu’au jour où son passé remonte à la surface et menace de tout faire s’écrouler.

Quelqu’un connaît ses crimes et tente de la faire chanter. Pour acheter son silence, elle doit retrouver une œuvre d’art mythique. Mais elle n’est pas la seule sur le coup…

Cette fois-ci, Judith n’a plus aucun contrôle. Surpassée et manipulée, démunie et vulnérable, elle va devoir affronter le plus redoutable des ennemis. Et si elle ne gagne pas cette bataille, elle n’en sortira pas vivante.

Mon avis :

Ayant beaucoup apprécié le 1er tome, j’étais très curieuse de voir comment l’auteur allait faire évoluer l’histoire. Comme la première fois, j’ai été incapable de le lâcher avant de l’avoir lu jusqu’à la dernière lettre. Et si j’avais pu, j’aurai enchaîné avec la suite vu cette fin insoutenable …

Dans ce tome, Judith est égale à elle-même. Sous une nouvelle identité, elle s’est installée depuis un an à Venise, où elle s’est construite une petite vie de galeriste tranquille, mais qui l’ennuie à mourir. Elle ne peut donc s’empêcher de rechercher régulièrement sa dose de frisson.

Forte, indépendante, très intelligente, Judith ne se laisse jamais abattre et conserve son franc-parler quelles que soient les circonstances. Pourtant, elle est fragile et vulnérable derrière les apparences. On savait par exemple qu’elle avait vécu une enfance misérable, mais on n’imaginait pas à quel point. On comprend mieux grâce à certaines révélations de l’auteur ses relations difficiles avec sa mère et sa soif de réussite sociale.

En effet, dans ce tome, l’auteur explore beaucoup plus la psychologie du personnage. Elle nous dévoile davantage ses pensées, ses sentiments, ses scrupules parfois, car oui, elle en a …

Quand un riche russe à la collection complètement incroyable la contacte, elle, une inconnue dans le milieu, pour une estimation, elle fonce tout en sachant pertinemment que c’est un piège, et qu’elle risque de se voir confronter à bien plus fort qu’elle.

Ceux qui avaient été gênés par sa sexualité débordante vont être ravis, car elle n’utilisera que très peu son arme favorite dans ce jeu de course haletant à travers toute l’Europe. En revanche, cette affaire va l’obliger à contacter des personnes de son passé pour rester en vie, ce qui la met d’autant plus en danger.

L’intrigue est prenante, haletante, addictive. Le monde de l’Art est toujours aussi bien documenté et utilisé dans l’intrigue, on apprend plein de choses mine de rien.

Les pages défilent à la vitesse de la lumière. Il n’a pas de temps mort, mais beaucoup de révélations et de rebondissements. Ils chamboulent parfois complètement notre vison des événements du tome précédent ou de certains personnages.

En fait, Judith ne peut faire confiance à personne, elle le sait, mais certains se révèlent encore plus manipulateurs ou menteurs qu’elle. Pourtant, elle met toujours la barre haute dans ce second tome.

 Compte tenu de cette fin explosive, j’ai hâte de lire le dernier tome de cette trilogie et de savoir ce qu’il va arriver à Judith.

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