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Sans Âge de Gail Carriger

Gail Carriger, Sans Âge, Le Protectorat de L’Ombrelle 5, Le livre de poche

Américaine, archéologue, Gail Carriger apprécie particulièrement de faire évoluer ses personnages dans l’époque victorienne. Elle est connue en France pour 2 incontournables séries steampunk se déroulant dans le même univers à 25 ans d’intervalle, Le pensionnat de Mlle Géraldine et Le Protectorat de L’Ombrelle.

L’histoire :

Lady Alexia Maccon, née Tarabotti, est en pleine béatitude domestique.

Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société, celle du second placard préféré d’un vampire, ou le comportement d’un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…

Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée.

Direction l’Égypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia.

Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ?

Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays ?

Mon avis :

En commençant ce dernier tome, j’étais surtout curieuse de voir la relation entre Alexia et sa fille de 2 ans, Prudence, qui promet d’être vraiment la digne fille de sa mère.

Voleuse de peau, Prudence rend les vampires et loups-garous mortels en leur prenant leurs capacités surnaturelles par simple contact et les garde tant qu’ils ne sont pas trop loin, ce qui lui donne les mêmes ennemis que sa mère. Elle en fait donc voir de toutes les couleurs à ses parents et participe largement à développer l’humour omniprésent de ce tome.

Après l’Angleterre, l’Ecosse, ou l’Europe, l’auteur nous entraîne dans la découverte pleine de petits détails de l’Egypte ou Alexia est convoquée par Matakara, la mystérieuse Reine des Vampires d’Alexandrie et créatrice de Lord Akeldama.

S’embarquant en famille avec Ivy et les siens, sans compter l’inévitable Mme Lefoux, dans un voyage mouvementé, elle laisse Lyall et Biffy chercher à comprendre le mystère de la disparition du Béta de la Meute de Kingair.

Alexia est désormais une femme forte, déterminée, qui n’hésite plus à prendre des décisions douloureuses. Elle a su nouer des relations amicales avec des vampires, des loups-garous, des humains ouverts aux autres, tolérants, qui se connaissent entre eux.

Les personnages ont mûri, grandi, évolués… Toujours aussi touchant, Biffy s’est habitué à sa condition de loup-garou et vit avec Lyall, Akeldama est devenu un papa-poule assez atypique, Ivy et son mari ont fondé leur troupe de théâtre grâce au mécénat d’Alexia …

Certaines relations se sont approfondies, d’autres ont changé. Les vampires et les loups-garous ont appris à vivre et à travailler ensemble grâce à Alexia, ce qui modifiera leur dynamique petit à petit dans le futur.

Dans ce tome, l’auteur exploite chacun des personnages à un moment ou à un autre. On découvre encore plein de réponses sur le passé, ou la vie des personnages. Certains en sont complètement déboussolés, d’autres le gèrent mieux, les derniers sont blessés ou furieux par les cachotteries de leurs proches. Il y a d’énormes surprises.

L’intrigue est originale, complexe et surprenante. Le style de l’auteur est léger, fluide et addictif. Elle ne va pas laisser les personnages souffler une seconde. Évènements, révélations et rebondissements se succèdent.

Ce dernier tome est fantastique. Sa fin, qui est à la fois parfaite et plutôt ouverte, ne peut que donner envie de lire l’histoire de Prudence afin de voir comment cette génération va évoluer dans le futur et ce que nous réservent leurs enfants.

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