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Artifices & Arbalètes de Gail Carriger

Gail Carriger, Artifices & Arbalètes, Le Pensionnat de Mlle Géraldine 4, Le livre de poche

Américaine, archéologue, Gail Carriger  apprécie particulièrement de faire évoluer ses personnages dans l’époque victorienne. Chronologiquement, Le pensionnat de Mlle Géraldine est la 1ère série steampunk des trois écrites à ce jour. Elle se passe 25 ans avant Le Protectorat de L’Ombrelle.

L’histoire : 

C’est une chose d’apprendre à faire la révérence. C’en est une autre que de savoir faire la révérence en lançant un poignard. Bienvenue au pensionnat de Mlle Géraldine.

Apprendre l’art de l’espionnage au sein de l’école volante de Mlle Géraldine est devenu fastidieux pour Sophronia, privée de la présence de Savon à ses côtés.

Elle préfèrerait utiliser ses talents pour contrarier les plans des Vinaigriers, mais ses maints avertissements au sujet des lâches intentions de ces derniers sont, encore et toujours, ignorés. Sophronia ne sait plus à qui se fier.

Quelles informations détient le bourru dewan de Sa Majesté ? Dans quel camp se place l’élégant vampire Lord Akeldama ?

Une seule chose est certaine : un complot d’envergure se trame. Sophronia doit se préparer à sauver ses amis, son école et Londres tout entier du désastre à venir, sans jamais se départir de son spectaculaire raffinement, bien évidemment.

Mon avis :

Fan de cette série à l’univers si créatif et cohérent à la fois, j’étais extrêmement curieuse de savoir ce que l’auteur réservait à Sophronia pour son avenir. J’ai passé un très bon moment.

Dans ce tome, Sophronia veut déjouer les plans des Vinaigriers et des bandits de haut-vol, seulement aucun professeur ne veut la croire.

De plus, Savon lui manque terriblement, même si elle sait que leur relation n’avait aucun avenir, et elle cache à ses amies la décision qu’elle a prise de travailler pour le Dewan après son diplôme.

Intelligente, rusée, attachante, Sophronia a beaucoup mûri depuis le départ, même si cela ne se voit pas toujours avec son côté tête-brulée qui ressort régulièrement. Pourtant, pour sauver ses amis, elle est prête à s’allier avec ses ennemis.

Les relations, les alliances ne sont pas fixes. Les décisions qu’ils sont en train de prendre, les événements qui les affectent ont des conséquences sur le futur. Les amis de Sophronia ont tous évolué, et continuent encore. Ils sont devenus adultes et responsables, ont pris confiance en eux.

De même que certains élèves, les professeurs ne sont pas seulement ce qu’ils semblent être, c’est bien plus évident dans ce tome qui chamboule tout.

Une bonne partie de l’action se déroule au pensionnat, ce qui nous permet d’apprendre énormément de choses, et d’avoir d’énormes révélations ou surprises. Il y en a une que je n’avais pas vu venir, tellement elle me semblait de plus en plus improbable au fil des tomes.

Le style de l’auteur est fluide et agréable, plein d’humour, mais elle donne un ton plus sombre, plus dangereux, à ce tome final qui réunit tout le monde au fur et à mesure des événements. L’univers est exploité à fond, aussi bien du point de vue politique qu’humain ou surnaturel. L’intrigue est passionnante, il y a de l’action et des rebondissements en pagaille. Les pages se tournent toutes seules.

La fin est parfaite. Elle nous laisse partagée entre la tristesse de les quitter tous et l’envie irrésistible de découvrir les aventures d’Alexia ou Prudence. Il y a toutes les réponses et quelques indices, très intriguant, sur le futur. On comprend notamment enfin tous les changements intervenu dans l’univers steampunk sur les mécanimals ou les robots entre les 2 époques.

Qui va céder à l’envie de lire Le Protectorat de l’Ombrelle ?

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