Bit lit/Fantasy

Étiquette & Espionnage de Gail Carriger

Gail Carriger, Etiquette & Espionnage, Le Pensionnat de Mlle Géraldine 1, Le livre de poche

Américaine, archéologue, Gail Carriger  apprécie particulièrement de faire évoluer ses personnages dans l’époque victorienne. Chronologiquement, Le pensionnat de Mlle Géraldine est la 1ère série steampunk des trois écrites à ce jour. Elle se passe 25 ans avant Le Protectorat de L’Ombrelle.

L’histoire :  

C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau.

Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa mère, car elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières. Désespérée, cette dernière l’inscrit au Pensionnat de Mlle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité.

Sophronia comprend très vite que cette école n’est pas ce qu’elle semble être. Certes, on y apprend l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette, mais aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage, le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr.

Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante.

Mon avis :

J’ai dévoré les 2 premières séries, soit 9 tomes, en un peu plus d’une semaine.

Elles peuvent se lire de manière totalement indépendante, mais suivant l’ordre dans lequel on les découvre, on aura soit plaisir à découvrir la jeunesse de certains personnages, soit à les retrouver plus tard.

Doté d’une très forte personnalité et d’un esprit ouvert, Sophronia est très curieuse, opiniâtre, et attire les ennuis comme pas possible. Courageuse, plus mature qu’on ne s’y attend, elle éprouve toutefois toutes les émotions de l’adolescence.

Petit à petit, on apprend à la découvrir, à la voir évoluer dans cette école qu’on découvre à travers ses yeux et les descriptions que l’auteur intègre au récit. Elle y est à sa place, elle s’y fait des amitiés loyales et à toutes épreuves.

Très attachants, souvent surprenants, les autres personnages ont tous des personnalités propres et sont issu de tous les milieux sociaux. On a hâte d’en savoir plus sur eux, de les voir s’étoffer. Dimity est-elle si peureuse ? Monique si détestable ? Geneviève si inventive ? Sidheag à ce point bagarreuse ?

Quant aux professeurs, ils sont encore bien mystérieux à ce stade.

L’auteur met en place dans ce tome un univers crédible et très riche dès le départ. L’idée de faire une école d’espionnage dans un dirigeable est très originale.

Le mélange entre steampunk et bit-lit est bien dosé. Les créatures surnaturelles sont encore peu présentes pour l’instant alors qu’elles vivent au grand jour. La technologie steampunk est assez sophistiquée et bien intégrée dans la vie quotidienne, ce qui contraste avec le côté traditionnel et conventionnel de l’époque.

Le style de l’auteur est simple, fluide, léger et plein d’humour. Après tout, la directrice dirige une école d’espionnage sans le savoir, et ce n’est pas tout ce que nous réserve l’auteur. Les rivalités entre élèves sont amusantes et bien exploitées. Par contre, j’aurais aimé avoir plus de descriptions des cours.

Il n’y a jamais de temps mort, car l’intrigue sur la recherche du prototype volé commence sur les chapeaux de roue et nous maintient en haleine jusqu’à la dernière lettre. Le mépris du règlement et de l’étiquette est souvent bien utile à Sophronia.

La fin répond en partie à nos questions, mais nous donne surtout envie de lire la suite.

Plutôt destiné à un lectorat jeunesse, il sera néanmoins apprécié des adultes. Après tout l’auteur y aborde aussi les difficultés d’être une femme à cette époque, la différence d’éducation suivant la classe sociale, et le racisme envers les soutiers tel que Savon …

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