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Origines de Cassandra O’Donnell

Cassandra O’Donnell, Origines, Rebecca Kean 6, J’ai lu

Française, Cassandra O’Donnell écrit à la fois des livres jeunesse (Malenfer), historique (Les sœurs Charbrey) ou de l’urban fantasy avec la saga Rebecca Kean, dont J’ai lu vient de publier le 6ème tome.

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, qui est Rebecca ?

Dans un monde ou les créatures surnaturelles se haïssent et se battent les unes contre les autres en permanence, Rebecca est hors normes. Déterminé, généreuse, aimante mais aussi dure et impitoyable quand la situation l’exige, elle essaie de concilier au mieux, et ce n’est vraiment pas simple, tous les aspects de sa vie.

Issue des Vikaris, les croques mitaines du monde surnaturel, son premier amour avec Mickael, le Consiliere ou maître des vampires européens, l’a fait bannir et se cacher pendant des années avec sa fille Léonora, une nécromante porteuse d’âme, avant que leur Déesse ne l’élise pour Reine, ou Prima, à la surprise générale.

Ses choix de petites villes où s’installer l’ont conduit à devenir l’Assayim du Directum, un policier surnaturel, et la maîtresse de son dirigeant, Raphael. Ce dernier, qui est aussi le très mystérieux tribun des vampires, cache beaucoup de choses sur son passé et semble en savoir plus qu’elle sur ses capacités surnaturelles.

Petit à petit, sans le vouloir, elle a laissé des personnes devenir proche d’elle comme Beth, la Raani du clan des Loups, Maurane, la sorcière maitresse potionneuse, Ali, le chef des métamorphes, sans compter Baetan, le chef du clan démon, qui veut absolument l’emmener en Enfer pour lui faire découvrir ses origines paternelles de démone Destructrice du Monde.

Résultat, le Vermont où elle vit est devenu une oasis de tranquillité ou de multiples traités inter-espèces y assurent entraide entre les clans, paix, prospérité et puissance, fonction de l’importance croissante de la population surnaturelle.

L’Histoire :

Quand Rebecca apprends par un coup de fil en pleine nuit qu’une sorcière fournie une potion meurtrière complètement interdite depuis des lustres, elle sait que les ennuis commencent.

Quand elle comprend, en plus, que cela fait partie d’un plan destiné à éliminer un à un les chefs de clans, là, elle sait qu’elle y patauge jusqu’au cou.

Mon avis

Enfin ! J’ai enfin pu lire le 6ème tome de cette saga que j’adore/je vénère, etc …. Et j’ai aussi eu confirmation d’un gros soupçon que j’avais sur Raphael depuis ma lecture d’une légende au cour du récit. Par contre, je vous le dis tout de suite, la fin est une pure torture. L’auteur nous y démontre un gros côté sadique en coupant le récit à un moment crucial.

Sans oublier de nous rappeler les événements des tomes précédant si besoin, elle nous replonge tout de suite dans l’univers très riche et original de la saga, dans la vie des personnages qu’on a appris à connaitre et à aimer au fil des tomes. On les retrouve tous d’une manière ou d’une autre, parfois bien trop vite. On vit les évènements en même temps qu’eux, on ressent leurs sentiments au fur et à mesure. Ils sont aussi fantastiques que Rebecca, tout en étant très différents les uns des autres et s’étoffent à chaque tome.

Léo s’affirme et s’émancipe de plus en plus. Elle est prise entre deux feux dans ses sentiments envers Ariel, le chaman/nécromant, et William, le futur chef des métamorphes, qui seront dans la trilogie dérivée à paraitre prochainement.

Raphael, qui est à la fois peu et omniprésent dans ce tome, nous réserve de grosses surprises. On comprend petit à petit qu’il nous cache des éléments de son passé, et qu’il vit parfois mal la situation.

Quant aux autres… Beth doit faire face à sa grossesse inter-espèces longtemps supposé impossible et à la mort brutale de Khor. Maurane a des sentiments amoureux, qui m’ont complètement échappés jusqu’à présent, non réciproques pour Ali… La grand-mère de Rebecca et Madeleine, comme toutes les Vikaris que l’on a vu jusqu’à présent, sont à la fois dures, impitoyables, sarcastiques, mais aussi très attachantes et ont bien du mal à se faire aux choix de Rebecca. Toutes leurs petites histoires se mêlent dans l’intrigue générale pour en développer certains aspects ou la faire avancer.

L’intrigue de ce tome est plus sombre et pleine d’action. Il y a énormément de révélations, de surprises, et de rebondissements. Elle nous tient en haleine jusqu’à la dernière lettre et utilise pleinement la position centrale de Rebecca au sein des espèces et sa complexité. Elle doit être à la fois Rebecca l’Assayim et Morgane, la Prima des Vikaris, alors que les deux ont des objectifs complètement différents.

On se met à sa place, on ressent ses émotions, ses difficultés. Elle est plus humaine, plus fragile que d’habitude. Elle doit en même temps mater les opposants à sa position et assumer ce rôle qu’elle n’a pas cherché, mener une enquête extrêmement ardue, et gérer les soucis que lui causent l’adolescence et la nécromancie de Léo, mais aussi la conduite fuyante et protectrice à la fois de Raphael.

Le style de l’auteur est fluide, sans temps mort et bourré d’humour. La scène ou un métamorphe Chihuahua est à la poursuite d’une tueuse, ou surtout celle du repas avec sa garde Vikaris pendant l’attaque est à mourir de rire, mais elles sont loin d’être les seules.

En résumé, si vous ne connaissez pas encore cette série absolument géniale, foncez la lire. Origines porte vraiment bien son nom, vu tout ce qu’on apprend pendant le récit. Nous avons les réponses à beaucoup de questions, même s’il en reste encore pas mal à découvrir sur la puissance de Rebecca et ce qui l’attend par exemple.

Ce tome de transition qu’on lit bien trop vite annonce malheureusement la fin de la série principale d’ici 1 an si tout va bien tout en préparant le terrain de la série sur Léo, que j’ai hâte de découvrir.

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