Fantasy

Lame exilée : une fin à la hauteur

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Jon Courtenay Grimwood, Lame exilée, Assassini 3, Le livre de poche

Considéré comme un pionnier de la SF britannique, Jon Courtenay Grimwood a reçu de nombreux prix pour ses romans. Lame exilée est le dernier tome de la trilogie Assassini aux éditions Le livre de poche.

L’histoire : Assiégée pendant un hiver si glacial qu’il transforme les canaux de Venise en patinoire géante, la mort apparente du fils de Giulietta met le feu aux poudres. Tycho, prêt à tout pour le venger, s’aperçoit qu’il a en réalité été enlevé par Alonzo et va le chercher.

Mon avis : Très belle conclusion à cette série.

Si complots, machinations, surprises et retournements de situation abondent comme toujours dans un contexte de guerre civile et de luttes intestines, l’intrigue ne repose quasiment que sur l’enlèvement de Léo, ce qui enlève du suspens à l’histoire vu qu’on se doute du dénouement.

On se plonge vite dans ce récit au ton sombre et dangereux. L’auteur y répond à pas mal de questions. Les personnages, qu’on retrouve tous sans exception, sont vraiment très bien exploités dans le récit.

Tycho, en proie à des choix déchirants et des questions existentielles sur sa vie et son avenir, et Amélia sont égaux à eux-mêmes et en plein dans l’action.

Toujours aussi manipulatrice et machiavélique, Alexia laisse pourtant encore plus voir dans ce tome sa fragilité, son amour pour son fils et sa nièce.

Marco continue sa mue dans ce tome et se révèle complètement. Il abandonne enfin son rôle de composition pour se comporter en vrai chef d’Etat digne de sa mère, autonome, stratège, malin, …. Et donne de précieuses leçons à Giulietta pour l’aider à faire face à son rôle de Régente officielle à la mort d’Alexia et aux actes d’Alonzo, qui, pour moi, aurait mérité pire.

Cette dernière est moins présente dans ce tome contrairement à ce que l’on pourrait croire. Choquée par l’enlèvement de son fils, certes, elle oublie un peu vite ce qui la lie à Tycho, ses sentiments réciproques envers lui, … pour se lier avec Fréderik, son beau-frère.

Les scènes de batailles sont bien faites et plutôt crédibles à un détail près. Il propose une fin satisfaisante dans le sens où elle laisse une porte ouverte à l’imagination du lecteur.

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