Romance historique

Benedict : la revisite de Cendrillon

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Julia Quinn, Benedict, La chronique des Bridgerton 3, J’ai Lu Aventures et Passions

Américaine, traduite en 13 langues, Julia Quinn est devenue écrivain en attendant d’entrer en fac de médecine. Elle est  connue dans le monde entier pour sa série Les Chroniques des Bridgerton, une romance historique à l’époque de la Régence, sa spécialité. Après l’histoire de Daphné et d’Anthony, celle de Benedict, qui a beaucoup de mal à assumer son rôle de second.

L’histoire : Lors d’un des célèbres bals masqués de sa famille, Benedict tombe sous le charme d’une mystérieuse jeune femme qui disparait à minuit sonnant tel Cendrillon. Cherchant des années durant à l’identifier en toute discrétion, comment pourrait-il réussir ?

Loin d’être une jeune fille fortunée, Sophie est en réalité la fille illégitime d’un compte qui a été recueillie par sa belle-mère à contrecœur à la mort de ce dernier. Sa vie quotidienne consiste à servir de femme de chambre, servante, …bref d’esclave à celle-ci et ses deux demi-sœurs. L’une est la digne fille de sa mère, l’autre n’a pas le courage de faire changer la situation. Quand aux domestiques qui savent la vérité, ….

Mon avis : En commençant ce tome, j’étais sure de passer un bon moment puis vraiment curieuse de savoir comment la vérité éclaterait tôt ou tard.

L’auteur assume le coté Cendrillon jusqu’au bout tout en y apportant sa touche et une certaine liberté. Le récit est fluide, prenant, léger, drôle évidement, sans temps mort, avec des retournements de situation et rebondissements bien amenés. Les personnages principaux, qui manquent de confiance en eux, sont très attachants.

Courageuse, douce, aimante, déterminée, compréhensive, blessée par son statut de bâtarde, Sophie n’a pas eu une enfance facile et sait qu’elle n’a pas vraiment de promesse d’avenir agréable devant elle. La nuit magique qu’elle passe au bal grâce à l’aide de vieux domestiques de la famille va laisser des traces. Chassée sans références par sa belle-mère qui reconstitue le puzzle petit à petit, elle trouve refuge à la campagne ou le fils de la maison s’intéresse bientôt à elle.

Tendre, mystérieux, passionné, cachant son amour du dessin, Benedict vit dans l’ombre de son frère à son plus grand désespoir. Venant au secours de Sophie sans la reconnaitre, il apprécie qu’elle prenne soin de lui pendant sa maladie mais ne comprends pas pourquoi elle l’attire si irrésistiblement et lui fait oublier parfois le passé. Pour lui, rien n’est pourtant possible dans ces circonstances. Sophie ne serait jamais accepté par la bonne société, sa famille devrait faire face aux conséquences de son choix … Ses réactions, parfois blessantes, sont compréhensibles. Son côté un peu perdu par la situation est touchant.

La relation qui éclot tout en douceur au fil de l’intrigue est belle, crédible. Pragmatique en général, Sophie cache son secret et pense à partir avant qu’il ne soit trop tard mais … On les voit chacun prendre confiance en eux, évoluer, murir, …

On retrouve tous les personnages auxquels on s’est attachés. On comprend très vite que certains s’étonnent de la conduite tout en retenue et de l’éducation de Sophie, complètement atypique dans son supposé milieu.

On découvre davantage la partie féminine de la famille dans son quotidien, ce que j’ai adoré vu que chacun a sa propre histoire en plus des points communs propre à la famille (honneur, loyauté, générosité …).

Par contre, on se demande toujours qui est la fameuse lady Whistledown et si Colin daignera un jour s’apercevoir vraiment de l’existence de Pénélope.

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