Bit lit

Felicity Atcock : Une humaine dans un monde de fous.

felicity atcock 4

Sophie Jomain, Les anges sont sans merci, Felicity Atcock 4, J’ai Lu

Française, amatrice d’arts plastiques et de musique, diplômée d’école de commerce, passionnée d’archéologie, Sophie Jomain écrit son premier roman, Les étoiles de Noss Head, pendant son congé maternité. Elle en a publié plein d’autres ensuite dont la série Felicity Atcock aux éditions J’ai lu.

Aperçu des tomes précédents : A priori, rien de distingue Felicity de ses amies. Elle est pourtant la fille d’un ange et la nièce d’une vampire, dont les semblables envahissent son jardin à intervalles réguliers à son plus grand désespoir. Des démons font irruption dans sa vie sans qu’elle puisse les en empêcher, un loup garou la drague gentiment, … donc les ennuis ne sont jamais loin d’elle bien qu’elle s’en tire à chaque fois.

Le dernier en date : sa vie amoureuse ayant été un peu compliqué pendant quelques jours, elle est enceinte mais n’est pas sure de l’identité du père. Est-ce l’ange ? Ou le déchu ?

L’histoire : Après son accouchement, Felicity aurait du être au comble du bonheur pourtant elle est désespérée. Les fées ont enlevé son bébé.

Vu qu’elle est prête à tout pour le récupérer, absolument tout, elle part le chercher avec Stan et son père, sorti de l’enfer pour l’occasion, vu que seuls les démons et les entre-deux peuvent pénétrer le royaume des fées.

Mon avis : Felicity n’est pas l’héroïne de bit-lit ou de fantasy classique. Elle n’a aucun pouvoir surnaturel. Seul son entourage l’est.

Dans ce tome, il ne se passe pas forcément grand-chose. Il est concentré sur les sentiments des personnages, les remises en questions de certains et des révélations comme l’identité du père d’Adam.

On apprend énormément de choses sur le monde des fées, jusqu’ici complètement inconnu dans l’univers de l’auteur. Elles sont assez spéciales.  Je me demande si on les retrouvera.

L’auteur écrit dans un style fluide, agréable, addictif, plus sombre mais plein d’humour et d’ironie. La douleur est très présente dans ce tome, qu’elle vienne de la perte d’un être cher ou qu’elle soit physique. L’intrigue est haletante vu l’enchainement de coups bas, trahison, sacrifice, et retournements de situations sans temps morts.

Certains personnages évoluent dans ce tome, se complexifie. On s’aperçoit que même les personnes les plus insoupçonnables peuvent trahir si elles n’ont pas le choix ou une motivation supérieure.

Terrence s’est montré plus humain dans ce tome, moins arrogant, plus sincère, plus émouvant. Son monde s’écroule, ses certitudes vacillent. Il a su mettre de coté sa rivalité avec Stan pour le bien d’Adam.

Arrogant, manipulateur, égoïste, Stan nous a montré un coté encore plus sombre, bien qu’il soit toujours aussi loyal et attentionné envers Felicity. On cherche parfois ses motivations mais il a toujours une raison, qu’on ne connait pas forcément au bon moment.

Mehiel, le père de Felicity, a beau être un démon, nous ressentons tout l’amour qu’il a pour sa fille, sa fierté. Sa réaction vis-à-vis de sa relation pourtant passée avec Stan le prouve. Ils sont amis depuis des millénaires, quasi des âmes-sœurs, mais il est furieux.

Felicity ressent dans ce tome à la fois toute la peine et toute la joie du monde d’une maman. L’auteur nous fait ressentir de l’intérieur au fur et à mesure son instinct maternel, son amour, sa rage, sa détermination puis sa joie à le retrouver. Plus forte qu’avant, elle arrive à faire confiance à Stan malgré leur passé et sa conduite paradoxale. Je suis curieuse de savoir comment l’auteur va faire évoluer leur relation et celle avec Terrence ou Phil, chacune étant touchante à sa manière.

L’auteur répond à certaines questions mais en introduit d’autres. La fin nous promet une suite d’enfer, à double titre.

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