Ados / Young Adult/Fantasy

U4 Yannis : surprenant

u4 yannis

Florence Hinckel, Yannis, U4, Nathan et Syros

Française, ancienne professeur des écoles, Florence Hinckel écrivait enfant dans des carnets conservé dans une boite de chaussures. Elle a repris l’écriture après la naissance de sa fille et se consacre maintenant totalement à la littérature jeunesse.

Elle fait partie la grande aventure U4, une saga post-apocalyptique chez Nathan et Syros ou 4 auteurs raconteront 4 histoires en parallèle selon 4 héros différents qui peuvent se lire indépendamment ou dans n’importe quel ordre. Le sien est Yannis.

L’histoire : Depuis 10 jours, le virus U4 ravage l’ensemble de la population mondiale, sauf les 15/18 ans. Seuls quelques adultes, plutôt militaires ou membres hauts placés du gouvernement ou de l’administration, survivent également en sécurité dans des endroits inconnus.

Yannis, marseillais, vient de perdre sa famille. Il se cache pour éviter les pillards avec son amour de chien Happy qui l’aide à ne pas perdre pieds car il voit les fantômes de ses proches.

Quand son meilleur ami meurt, il décide de partir pour Paris afin d’être au rendez-vous de Kronos, le Maitre Du Jeu de Warriors of Times, ou son avatar, Adrial, a été invité. Il a un but.

Sur le chemin, il rencontre rapidement Stéphane, une jeune fille lyonnaise, Marco, et …

Mon avis : Compte tenu de sa relation amoureuse avec Stéphane, et du fait qu’ils se rencontrent très rapidement sur le chemin de Paris, j’avais peur d’avoir l’impression de relire le même livre, mais vu leurs personnalités respectives, ce n’est pas le cas.

On peut encore admirer le minutieux travail de cohérence sur les scènes commune des auteurs et se repérer grâce au découpage chronologique des chapitres pour ne pas se perdre. Jules posait les bases de l’univers, Stéphane nous donnait plein d’explication sur le coté médical du virus, Yannis est lui dans le coté émotionnel de l’histoire.

Dans son tome, il a une image complétement différente que dans le reste de la série. Il y apparaissait fort, sur de lui, mais en réalité …

Un peu naïf, attendrissant, impulsif, légèrement colérique même quand il le cache, timide, sensible, fidèle en amitié, Yannis est choqué, découragé et se demande s’il ne devient pas fou. Il hait la violence, la sienne comme celle des autres, tout en la sachant nécessaire pour se défendre contre l’armée, les milices ou les pillards quand il n’y a pas d’autre solution. L’auteur nous fait bien ressentir ses peurs face au carnage qui l’entoure.

J’ai aimé le fait que, malgré tout ce qui lui tombe dessus, il n’oublie jamais d’être heureux, de rire quand il le peut et sa manière de percer la carapace de Stéphane.

La plume de l’auteur nous immerge immédiatement dans la tète de Yannis, donc on s’attache à lui rapidement. Elle nous fait ressentir à quel point il est à fleur de peau, perdu, dans le déni par moment au départ puis toutes les étapes qui le font murir et devenir un adulte sachant tirer les leçons de ses erreurs. Il n’y a pas de temps mort dans son récit, mais beaucoup d’action.

On retrouve avec plaisir des personnages de Stéphane, comme Marco et François qu’on découvre sous un autre aspect, parfois plus intéressant. Certaines relations entre personnages m’ont surprise car elles n’étaient pas du tout visibles auparavant. J’ai découvert un autre aspect de Kori que je n’avais pas vu dans Jules, qui me l’a rendu encore plus sympa.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *